Mort d'Antoinette Fouque, pionnière du mouvement féministe

Photo Mort d'Antoinette Fouque, pionnière du mouvement féministe

En 1964, Antoinette Fouque (Page web sur Antoinette Fouque : lemonde.fr) devient maman, elle prend dès lors conscience des obstacles que doit affronter une femme quand elle assume ses rôles de maman et d’épouse alors qu'elle travaille. Elle va conserver toujours un fort ancrage à gauche de son enfance passée dans un quartier populaire. Le père d’Antoinette Fouque était un syndicaliste. Elle passe une enfance paisible à Marseille.

Antoinette Fouque, une militante sur toute la planète

Antoinette Fouque s'engage aux côtés de femmes en danger telles que la Catalane Eva Forest, la Birmane Aung San Suu Kyi et la Bangladaise Taslima Nasreen. Commandeur de la Légion d'honneur, cette grande dame s’éteint à Paris au début de l'année 2014. Le Collège de Féminologie et l’Observatoire de la Misogynie ont été créés par Antoinette Fouque.

Ecrivaine et théoricienne

Elle a dirigé la parution du livre "Le dictionnaire universelle des créatrices", qui raconte 40 siècles de création des femmes. Antoinette Fouque utilise le terme "féminologie", dès lors qu'elle exécre les mots en "-isme" qui, selon elle, renvoient à une théorie. Dans 3 essais édités entre la fin des années 80 et le début des années 2010, Antoinette Fouque développe la féminologie.

Antoinette Fouque, Jacques Lacan et Monique Wittig

Dès le début des années 1970, Antoinette Fouque participe à des débats au sujet de la sexualité de la femme aux côtés de Luce Irigaray, psychanaliste féministe. La jeune femme rencontre Jacques Lacan, réputé psychanalyste dans les années soixante. La jeune femme a exercé la profession d'enseignante après ses études universitaires en Lettres. Antoinette Fouque oeuvre comme critique avec deux maisons d'édition parallèlement à sa mission d'enseignante.